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Alors autant vous le dire, je suis un accro du barbecue. Le vrai, hein, celui avec un goût de feu de bois. Donc pas de gaz, pas d’électricité évidemment, mais du bon vieux charbon de bois. Pourquoi ? Pour le goût évidemment. Un vrai barbecue, au-delà du mode de cuisson, a un véritable goût de feu de bois, comme le « barbacoa » des anciens boucaniers. Enfin, en moins barbare. Mais c’est bon.

Du coup, comme j’ai la chance incroyable d’avoir un micro-jardin à Paris, je me suis payé un barbecue. Après avoir longtemps hésité et comparé les modèles, j’ai opté pour le consensus, en l’occurrence un barbecue Weber modèle OneTouch Premium 47. Celui là:

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Pour les raisons suivantes :

  • Possibilité de cuire à l’étouffée avec un couvercle
  • Construction a priori assez résistante
  • Allumage facilité par la forme de la cuve, voire par la présence de rails à charbon
  • Prix correct

Du coup, j’ai craqué, et dès que j’ai pu (c’est-à-dire dès qu’il ne pleut pas), j’ai fait mon barbecue. A Paris. Chez moi. Le luxe (et oui, c’est bien autorisé par le règlement de co-propriété) ! Joli, non?

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Alors déjà, l’allumage. Classique : papiers, allume feu et briquettes de charbon (je n’ai jamais raté un allumage de ma vie récente).

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Première surprise : ça ne fume pas beaucoup. Du coup, même si c’est en pleine ville, mes voisins ne vont pas me détester.  Oh, et puis ils viendront manger une saucisse un jour. Ca attendrit.

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Il suffit de laisser se développer une fine pellicule de cendres blanches, en environ 30mn. Atout du Weber : le couvercle qui permet de laisser la braise lever, et en plus d’avoir une lecture de la température à l’intérieur de l’engin.

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Ensuite, la matière première. Faisons simple : j’ai fait un travers de porc façon « spare ribs ». Et j’ai trouvé le truc ultime : faire précuire 30mn dans un bouillon le travers, pour l’attendrir. Ensuite, j’ai fait refroidir et macérer dans une marinade avec du sucre brun, de la sauce soja, du vinaigre blanc et du ketchup. J’en ai enduit les morceaux de travers, puis ai laissé mariner 30mn. Au bout de ce temps, mon barbecue était à température.

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J’ai donc ensuite fait rôtir tout simplement, avec un peu de romarin préalablement mouillé (pour qu’il ne brûle pas) et des poivrons tout simplement posés sur la grille.

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Pour le romarin, je ne résiste pas : j’ai également investi sur mon autre balcon (oui, je suis un grand propriétaire terrien) dans une table haute de culture pour herbes aromatiques. Elle n’est pas belle, ma table?

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Alors j’ai de la verveine citron, de la citronnelle, de la menthe poivrée, des piments de cayenne, des tomates cerises, de l’origan, de l’estragon, de la sauge, du thym-citron, de la mélisse. Pas mal non ? En l’occurrence : romarin et origan.

Puis j’ai recouvert (en retournant toutes les 5mn) pendant 15mn. Il suffit ensuite de débarasser et de dresser :

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Puis de peler le poivron. L’opération est bien plus facile que d’ordinaire : en l’occurrence, la cuisson à couvert génère de la vapeur qui suffit au bout de la cuisson à décoller la peau. Si vous n’avez pas de barbecue (comme moi jusqu’il y a une semaine), il suffit de faire cuire au four, puis de mettre les poivrons dans un sac en plastique pendant 10 mn avant de les peler. Autre avantage du Weber, donc.

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Puis huile d’olive, sel, poivre, ail, et miam. Donc le bonheur absolu.

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Par respect quand même pour mes voisins, j’éviterai les sardines et le maquereau. Mais nous avons fait de la côte de bœuf et des saucisses toscanes (merci Fernando) : un délice. Donc, le bonheur absolu.  Comme quoi, de temps en temps, la simplicité a du bon.